vendredi 14 juin 2013

Géographie, THÈME 2 : AMÉNAGER ET DÉVELOPPER LE TERRITOIRE FRANÇAIS

Thème 2 : Aménager et développer le territoire français
Question 1 : Valoriser et ménager
Chapitre 1 : Valoriser et ménager les milieux en France
Etude de cas : Le Golfe du Morbihan
I-                    Les caractéristiques du milieu
Milieu littoral en Bretagne. L’eau est un mélange d’eau douce et d’eau salée. La cote est édentée. Plusieurs îles. Marécages -> les vasières. Relief  plat (plaines et plateaux). Zone climatique tempérée et  climat océanique.
II-                  Ressources et exploitation

·         Une mise en valeur ancienne :
- mer : conchyliculture, pêche à pied, marais salant
- sol : polyculture (céréales + élevage)
·         Une mise en valeur renforcée depuis le milieu du XXème siècle :
- mer : Conchyliculture. Les marais salant sont un attrait touristique. (<- tourisme de masse, port de plaisance ; tourisme balnéaire)
- sol  : Agriculture productiviste, intensive, élevage hors sol.
La population de Vannes x2 depuis 1962. villes et villages : population x 4
-> périurbanisation = appartements chers = habitent petits villages
III-                Les problèmes générés


IV-               Une gestion durable
Gestion controlée par PLU. Défense environnement. Projet parc naturel. Conservatoire du littoral (1975), Natura (2000), protège les sites. Conciliation D économique et D durable.
↗ ressources ≠ D durable.
Fin de l’étude de cas.
Introduction du chapitre:
Milieux naturels -> tous anthropisés
France  = métropole + DROM : 550 000 km² (2° pays UE) ;  105 hab/km
PB : Quelles sont les potentialités et les contraintes des territoires français ? Comment l’homme les gère-t-il ?
I-                    Des territoires aux nombreuses potentialités et aux risques naturels limités
1)      Une position remarquable : un carrefour
France = isthme = carrefour. 2ème ZEE = 3000km de côtes (découpées ou rectilignes)  = pêche.
2)      Un relief propice à l’anthropisation
2/3  plaines & plateaux + relief progressivement élevé Sud-est (Massif central, Alpes) +
Montagnes mais seuils/portes + cols permettent circulation
3)      Des climats variés multipliant les potentialités
Zone tempérée.
Climats : océanique (domine), continental et méditerranéen. Un peu montagnard sur les hauteurs.
DROM : zone tropicale (chaud + saison sèche/des pluies) -> exploitation agricole
France : ressources en eau -> 4 grands fleuves + nappes phréatiques = 3/4 territoire.
France : bon potentiel éolien.

4)      Des risques naturels limités
- Inondations : long des fleuves + côte médit’ -> fonte des neiges, pluies violentes
-  Incendies
- Tempêtes
- Avalanches
- Cyclones
- FR : risque sismique modéré (+ espaces montagnards). DROM : Martinique + Guadeloupe)
- Tsunami
- Volcanisme
-> risques limités comparés au Japon
II-                  Une mise en valeur qui accroît la vulnérabilité des populations
1)      Une agriculture intensive très polluante
                               
2)      Des activités industrielles qui font courir des risques
- Nucléaire : la France est le 2ème pays au monde. Les centrales sont situées le long des fleuves et des littoraux.
- Entreprises chimiques classées Seveso : utilisent des produits dangereux, usines à risques. Situées le long de la Seine, du Rhône et dans le nord.
- Les transports du gaz et du pétrole :
               - bateau -> marée noire
               - tuyaux -> fuites
               - camion -> accident
Ces accidents peuvent être très graves. Exemples :
- Toulouse, 21 septembre 2001. Explosions d’une usine. 31 morts.
- Bretagne, marée noire. Plage indisponible, dégâts sur la faune et la flore.
3)      Une extension des espaces artificialisés
III-                Des territoires ménagés : vers un développement durable
1)      Une politique de protection
Années 1960 : politique volontariste aménagement du territoire (1963-2009 : DATAR)
Les principales politiques d’aménagement du territoire depuis 1963 :
* Etablissement de projets en faveur du tourisme de masse :
- tourisme balnéaire -> aménagement plages
- tourisme d’hiver -> nouvelles stations
* Création de PNN. Ex : Parc du Mercantour
-> faire coexister nature et activité
1971 : Création du Ministère de l’environnement. Lois de protection de l’environnement.
1975 : Conservatoire du littoral du Golfe du Morbihan
1985-86 : Lois Montagne  puis Littorale
1992 : Sommet de la Terre à Rio
2004 : Chartre de l’environnement ajoutée à la Constitution
2007 : Grenelle de l’environnement
+ D. transports collectifs, parcs vélo et ferroutage.
2)      Des politiques de prévention
Politique de prévention risques :
- Réseaux de surveillance (Météo France) ->cartes de vigilance, prévoit avalanches…
- Mise en place des PPR par les communes
- La norme Seveso. Leur chef d’entreprise doit mettre en place des PPL.
Ex : l’installation de digues ou de barrières.
3)      Toutefois, des réticences
Eoliennes : conflit d’usage pour le bruit qu’elles font lors de leur fonctionnement.
Chine : utilisation du mercure = débat. L’arrêt utilisation = frein croissance Chine.
Conclusion :
France + DROM = nombreuses potentialités pour les activités humaines.
France = risques limités ≠  DROM
-> territoires  anthropisés depuis de nombreux siècles.
30 glorieuses : atteintes à l’environnement ↗ = vulnérabilité populations ↗
Politique de prévention à toutes les échelles.
CPDT : conflits d’usage
Ex : Chine = un des premiers pollueurs au Monde. Reproche aux vieux pays industrialisés de lui imposer des normes qui gêneraient sa croissance économique.

Question 2 : La France en villes (p.120)
Unité Urbaine (uu) : espace bâti dont les constructions ne sont pas éloignées de plus de 200m et qui comprend au moins 2000 habitants.
≠commune : l’UU peut s’étendre sur plusieurs communes.
France métropolitaine : 80% de la population est urbaine.
DROM : 98% de la population est urbaine pour la Guadeloupe et la Martinique.
Aire urbaine : espace constitué d’un pôle urbain (-> continuité du bâti, plus de 2000 hab et plus de 5000 emplois) + une couronne périurbaine où 40% de la population travaille dans le pôle urbain ou dans une autre commune de la couronne. La plus grande aire urbaine est Paris. Elle domine très largement le réseau urbain avec ses 10 millions d’habitants
Phénomène de périurbanisation =routes +  habitats collectifs construits sur des espaces agricoles = Les aires urbaines s’étendent
CPDT : toutes les aires urbaines ne s’étendent pas. De Cherbourg à Forbach, des villes perdent des habitants.
PB : Quelles sont les dynamiques des populations urbaines à l’échelle nationale mais aussi à l’échelle locale ? Quels enjeux génèrent-elles ?





I-                    Le renforcement de la métropolisation
1)      Une urbanisation en constante augmentation et une explosion des mobilités
Agglomération =  ville centre + communes  périphérie avec continuité du bâti.
Paris est une ville monde. Contrairement aux UK, la France a peu d’agglomérations moyennes ou grandes pour la même population.
Réseau urbain français : macrocéphale ->Paris domine.

1938 : population urbaine a doublé. Or la population totale n’a augmenté que d’un tiers. Au cours de la même période, la superficie du territoire urbain a également triplé.
Augmentation de la population (Trente Glorieuses)  = forte urbanisation = étalement urbain. Pourquoi?
-
Exode rural : les jeunes vont plutôt chercher  du travail dans le tertiaire
- Baby boom
- Rapatriement des pieds noirs
- L’immigration
Now : 48 millions d’urbains (82%)
Répartition de la population dans l’aire urbaine :  A l’intérieur de l’aire urbaine, la population réside à 40% dans le pôle urbain. Paris est l’exception car 90% de la population réside dans le pôle urbain. La population dans les espaces périurbains augmente.
Pourquoi les espaces périurbains ont-ils augmenté ?
- Le cout du foncier en ville augmente
- Pas de place pour garer la voiture. Société automobile
- Augmentation des salaires = classes moyennes veulent habitat pavillonnaire
Conséquences étalement urbain :
- Nécessité loger tout le monde = création grands ensembles pour population modeste
- D. des transports = artificialisation des milieux
- Société automobile = Embouteillage en périphérie
- D durable pas trop respecté

2)      Un territoire très métropolisé
Métropole : ville qui dispose d’un pouvoir sur un vaste espace. Poids démographique, pouvoir économique, pôle touristique, influence culturelle, pouvoir politique. Paris est la métropole nationale. Les métropoles ont un fort dynamisme.
Qu’est-ce qui fait d’une ville une métropole ?
Paris est une métropole à l’échelle mondiale.
Les facteurs politiques et historiques font d’une ville une métropole.
Paris =  capitale de la France depuis 1 000 ans. Ville symbolique, foyer de l’industrialisation. Universités, des maisons d’éditions, des théâtres.  Paris concentre 18% de la population et 29% du PIB. Plus la métropole est grande plus le % de gens travaillant dans le secteur tertiaire est élevé. Les gens qui font des études vont dans 90% des cas dans une métropole.
-> Domination de Paris -> macrocéphalie
Mais cette métropolisation n’est pas seulement le fait de la capitale. Depuis les lois de décentralisation, les villes doivent développer leur attractivité. Les métropoles veulent étendre leur influence au niveau international, élargir leur rayonnement. Doivent bénéficier  bon réseau de transport + avoir zones d’influence. Le réseau urbain devient polycentrique.
En dehors de Paris, 7 grandes métropoles. Orléans et est une métropole régionale.
Orléans : emblème guerre 100ans avec Jeanne d’Arc. Chef lieu. L’industrie de la canne à sucre l’a rendue importante. Université  recréée en 1960. Profite décentralisation et possède le CNRS et le BRGM.
Les petites villes qui subissent des délocalisations ou fermetures diverses sont en démétropolisation (ex : Le nord, ancien pays minier)
è Cpdt, la DATAR a pour but de rééquilibrer le territoire




II-                  Comment réduire les fractures sociales et spatiales dans la ville ?
1)      L’étalement urbain et la métropolisation
Prenons le cas d’Orléans. En 1843, la Gare d’Orléans est inaugurée. A la fin du 19ème siècle, la rue de la République est créée. Orléans est en périphérie de Paris et vise sa clientèle aisée qui viendrait pour les loisirs.
- > D. attractivité de la ville
=> explosion prix du foncier dans le centre, quartiers rénovés => embourgeoisement
Les classes aisées qui étaient, avant, en périphérie, reviennent dans le centre.
Par csqt, les classes moyennes qui habitaient le centre, migrent en périphéries, dans les grands ensembles (hlm).  Cpdt, ces HLM sont situés en banlieues qui deviennent peu à peu des ZUS (ex : l’Argonne)
è Les différentes classes sociales se côtoient peu.
2)      Aménager la ville pour réduire les inégalités socio-spatiales
Une politique de la ville commence dès 1970. Il faut renforcer l’attractivité et réduire les inégalités. L’Accent est mis sur la rénovation. On favorise la mixité sociale avec la loi SRU. On créée une nouvelle ligne de tram pour que tout le monde ai accès aux transports. Naissent les éco-quartiers.
è Toujours 4 millions de mal-logés.
III-                Des espaces ruraux en déclin ou en revitalisation ? (schéma)
1)      Les espaces à dominance rurale qui voient leur déclin démographique stoppé
Les communes périurbaines représentent 1/3 des communes. Il y a deux types d’espaces ruraux :
- le rural isolé : moins de 2000 hab, discontinuité du bâti, très peu de services
- le pôle rural : plus de 2000 hab concentrés sur un faible espace et offrant des services de base. Souvent chef lieu de canton.
Logique de rentabilité = services publics (La poste, l’école primaire…). Pose problème aux personnes âgées. Cpdt, la majeure partie des territoires ruraux voient leur population ↗ car de nombreux ménages font le choix de s’installer loin du centre ville (milieu naturel considéré comme sain). Le cout du foncier y est moins cher.
2)      Quels sont les impacts de l’arrivée d’urbains dans les espaces ruraux ?
La plupart des ruraux ont un mode de vie urbain : travaillent, consomment et pratiquent leurs loisirs dans la ville proche. 2 types d’urbains à la campagne :
- Les néo-ruraux : quittent la ville pour la campagne où ils créent des emplois.
- Les rurbains : quittent la ville pour la campagne mais leurs activités restent en ville.
Conséquence de leur arrivée :
Rénovent  habitat ancien ou construit nouveaux. Création emplois artisanaux dans le village, création/ recréation de services (plomberie, maçonnerie). Amélioration de la voirie. Création de services tels que l’école ou la superette. Nouveau mode de vie. Réintroduction d’espèces (conflits). Mitage espaces naturels et agricoles.
3)      Comment lutter contre le déclin des autres territoires ruraux ?
Il existe tout de même des espaces ruraux défavorisés, enclavés. Ils reçoivent l’aide de l’état et des subventions européennes. Les territoires ruraux connaissent un vieillissement de la population et un retour à la friche. L’état crée des ZRR. On appelle aussi à l’innovation, la labellisation : PER
Conclusion : Echelle nationale : croissant Bretagne- Alpes =espace + attractif et là où le taux d’urbanisation ↗ le + vite.
Echelle locale : étalement urbain continue autour des métropoles. Métropoles moyennes qui en profitent le plus. Il est propice aux migrations pendulaires, à l’artificialisation des terrains, au mitage du territoire. Peu compatible avec le D durable. Les collectivités territoriales devront prendre de nombreuses mesures.
Question 3 : Les dynamiques des espaces productifs dans la mondialisation
Mondialisation : depuis les années 1980, il y a une mondialisation des échanges (culture, capitaux, marchandises) sur toute la planète. Elle a entrainé une nouvelle OIT : les vieux pays industriels délocalisent leurs activités moins rentables vers les pays où la maint d’œuvre est moins chère.
Espace productif : ensemble de lieux dont les potentialités sont mises en valeur dans le cadre d’une activité économique donnée. Ils peuvent être définis en fonction de leur localisation, leur appartenance à une activité ou à une entreprise. Certains espaces productifs ont connu ou connaissent des difficultés. D’autres résistent mieux à la concurrence et sont des moteurs de développement (= les dynamiques). Parmi ceux-ci : les pôles de compétitivité. La cosmetic Valley en est un.
Chapitre 3 ; étude de cas : Un territoire de l’innovation : la Cosmetic Valley      
Territoire de l’innovation : espace dans lequel différents acteurs (publics ou privés) collaborent pour créer un nouveaux produits ou améliorent (=innovent) le procédé de fabrication afin de rendre cet espace plus compétitif.
Pôle de compétitivité : plusieurs entreprises qui collaborent sur un même espace et dans le même secteur. Depuis 2004, le gouvernement encourage les entreprises qui travaillent dans le même secteur à collaborer afin d’accroître la compétitivité.
PB : En quoi la cosmetic Valley est-elle un pôle de compétitivité ? Quel rôle peut jouer un pôle de compétitivité dans les territoires ?
I-                    Le territoire et ses acteurs
a)      Un peu d’histoire
1994 : création association « Parfums & cosmétiques »  par Guerlain, parfumeur de renommée mondiale. 2004 : Etat propose créer pôle  compétitivité et Guerlain en profite. 2005 : pôle labélisé.
b)      Un peu d’économie
Cosmetic Valley = 47 000 emplois. Le Loiret à lui tout seul représente la moitié des effectifs. 70% de la production nationale, et une grande partie est exportée.
c)       Les territoires concernés
La Cosmetic Valley concerne 8 départements et 3 régions. Elles sont sur l’axe ligérien.
d)      Les acteurs concernés 
Les collectivités territoriales :
- 3 régions
- 8 départements
-Etat
- Communes d’agglomération
Les acteurs privés, les entreprises :
- Guerlain, Dior... : FTN
- PME : travaillent en sous-traitance avec les grands groupes
- Fournisseurs des matières premières
è Juste pour une crème de jour, de nombreux acteurs à différentes échelles doivent intervenir. Il faut la crème et ses ingrédients, le tube plastique, la boite en carton, le transport de la crème, un contrôle du produit, des vendeurs….
Filière verticale : ensemble de toutes les activités qui participent à la conception d’un produit, de la création à la vente.
II-                  De nouvelles logiques d’implantation
Pourquoi implanter ici ?
-
Proche de Paris : clientèle de luxe
- Centres de recherche
- Universités
- Gateway Paris- le Havre + Aéroport Roissy
- Axes routiers
- Lieux spacieux pour stocker
- Notion de « val de Loire » qui fait vendre, qui fait vendre
L’implantation se fait en respectant le développement durable et en privilégiant l’esthétique.
III-                Des objectifs atteints ?
a)      Le positif
Le pôle est devenu un cluster : district industriel ; Les clients sont principalement européens ; Exportés dans les BRICS : rayonnement important ; Entreprises engagées dans  D. durable ; Nouveaux centre de formation & de recherche crées.
b)      Le négatif
En France, 71 pôles reçoivent des subventions de l’Etat. Sur ces 71 pôles, il y a eu en 2012 de gros investissements, beaucoup de brevets déposés mais toutefois très peu d’innovations.
On estime que sur 71 pôles, 20 sont performants et 16 le sont très peu.
Conclusion : On attend d’un pôle qu’il renforce la compétitivité d’un territoire.  Son implantation renforce aussi la périurbanisation et la métropolisation. Il créé de nouveaux territoires d’activités. Toutefois, le bilan est actuellement mitigé. Peut-être n’avons-nous pas assez de recul.
Chapitre 4 : Dynamique de localisation des activités et mondialisation
France : puissance économique moyenne ->  5ème rang mondial. Bien insérée dans l’Europe et le monde grâce à une grande puissance agricole -> l’agroalimentaire = secteur clé dans l’économie française.
Espace productif : (voir question 3)
Dynamiques : mise en valeur des évolutions (les espaces moteurs, en déclins en stagnation ….)
PB : En quoi la mondialisation entraine-t-elle de  nouvelles logiques d’implantation des espaces productifs industriels ?
I-                    Jusqu’aux années 70, une logique d’équilibre du territoire
Régions Parisienne et Lyonnaise : 2 grands pôles industrialisés. Le Nord, la Lorraine et l’Alsace sont des régions qui exploitent les sous-sols, les pays  « noirs ». Paris concentre la population et les activités au dépend du reste de la France.
1947 : Gravier publie Paris et le désert français. 1963, la DATAR est créée et on commence à avoir une notion d’équilibre du territoire. Notamment de équilibre. On parle de déconcentration (ou de décentralisation) industrielle. On encourage les entreprises parisiennes à s’installer en province. L’espace autour de Paris (ex : région centre) en a directement profité. L’industrie progresse aussi ver l’Ouest.
1973 : choc pétrolier. La désindustrialisation est amorcée.
Pourquoi ? Les mines ne sont plus rentables (ressources épuisées), les équipements et machines datent du 19ème siècle, le Japon et les NPA sont en concurrence directe.
II-                  Une mutation des espaces productifs industriels accélérée par la mondialisation
Les espaces productifs vont progressivement « glisser sur l’eau ». En clair, ils vont se rapprocher des zones portuaires afin de faciliter l’exportation. Les espaces, au lieu de fermer définitivement, vont se reconvertir souvent dans le secteur tertiaire.
Enfin, on incite les FTN à s’installer en France pour recréer de l’emploi industriel.
-> Promesse d’aides financières. CPDT, une fois que les aides s’arrêtent, les usines ferment leur porte. Elles ont, aujourd’hui, toutes fermées.
III-                De nouvelles stratégies pour renforcer la compétitivité et l’attractivité
Pas de stratégie = perte des emplois industriels ↗.
2012 : 30 000 emplois ont disparu. Les régions ne sont pas toutes touchées de la même façon :
- Picardie : moins 25 000 emplois entre 2008 et 2011
- Lorraine : fermeture des Hauts Fourneaux et de Florange
- Midi-Pyrénées : l’emploi se maintien grâce à l’Aerospace (airbus) à Toulouse. 
Lorsqu’une usine ferme, tout le tissu économique est touché. Les chiffres d’affaires des magasins bas prix augmentent. Mais le boucher du quartier voit son chiffre d’affaire baisser.
Avec stratégie : maintenir la compétitivité et l’attractivité dans le milieu industriel :
Les espaces productifs industriels doivent être à côté d’une LGV, une autoroute ou un aéroport. Nécessité de proximité avec des universités et des centres de recherche.
Dans le cas de l’agroalimentaire, pour que cela marche il faut des reliefs et climats propices, des axes de circulation des ports et des foyers de consommation.
Conclusion : La mondialisation entraîne de nouvelles logiques d’implantation d’espaces productifs industriels.
Echelle nationale : littoraux valorisés pour l’économie des couts de transports. Les cadres à haut niveau de pouvoir d’achat souhaitent de meilleures conditions de vie (proximité mer, soleil, montagne). Echelle locale : nouvelles implantations favorisent  couronnes périurbaines des métropoles les plus importantes. Phénomène non caractéristique France. Monde entier. USA => sun belt


Question 4 : Mobilité, flux de réseaux de communication dans la mondialisation
Un espace inséré dans la mondialisation = bon réseau de communication (=infrastructures permettant le déplacement : ferroviaire, autoroutes,  aéroports,  ports fluviaux, internet, antennes relais et satellites). On parle ici de déplacements de flux soit une quantité de quelque chose qui se déplace d’un point à un autre. Il y a une certaine nuance entre flux visible et flux invisible.
Chapitre 5 : Roissy, plate-forme multimodale et hub mondial

Contexte spatio-temporel : Roissy Charles de Gaulle (CDG) est le plus récent des aéroports parisiens. Construit en 1974, il a été aménagé et agrandi plusieurs fois. Il est aujourd’hui au  7ème rang mondial en termes de passagers. 60 millions par an.  Nord est de Paris et s’étend sur 3 départements (Seine et Marne, Val d’Oise et Seine st Denis). Il fait 3 200ha (Orléans fait 2 800ha)
Hub : zone d'interface privilégiée par sa position spatiale et ses infrastructures de communication.
Plate-forme multimodale : elle offre de différents moyens de transports permettant de rejoindre la métropole proche (gare RER, gare tourière, métro, bus)
PB : En quoi l’aéroport de Roissy représente-t-il un enjeu majeur dans l’organisation du territoire français et son insertion dans l’espace mondial ?
I-                    Roissy est-il un hub ?
Roissy  relié à toutes les grandes métropoles du monde (USA, Asie, Amérique du sud, Afrique). 90% des passagers internationaux passent par Roissy.  4 pistes permettent de recevoir tout type d’avions, il y a 3 aérogares. La moitié des passagers arrivent à Roissy juste pour prendre un autre avion : le terminal 2F permet de mettre en relation plusieurs destinations de longues et courtes distances. La compagnie américaine Fedex s’est  installée à Roissy  Au niveau des marchandises, le fret aérien représente 2% du fret mondial. Mais sa valeur est importante (25%). Aéroport postal, avec Chronopost.
Petit bémol : 4km de pises entre le premier terminal et le dernier satellite.
-> Roissy est un hub. Au même titre que Madrid ou Francfort. Il offre de multiples opportunités avec ses 225 destinations. Etre un hub c’est augmenter la rentabilité.
II-                  Roissy est-il une plate-forme multimodale ?
Tout d’abord, le RER arrive directement dans l’aéroport. Il a donc une bonne connexion avec Paris. L’autoroute passe aussi par l’aéroport. Une ligne de métro débouche dans l’aéroport. Roissy c’est 80 000 emplois directs et indirects.



III-                Comment concilier enjeux économiques et enjeux environnementaux ?
Il faut occuper les voyageurs pendant qu’ils attendent : boutiques, cinéma, un musée. Il faut donner envie aux gens de passer par Roissy : rendre le voyage agréable
è Créateur de concurrence. Notamment avec les autres aéroports mais aussi avec les LGV et les compagnies low cost.
CPDT, l’aéroport à des points faibles. Comme son accessibilité. L’autoroute est constamment embouteillée et le RER est non adapté au transport de bagage. Une nouvelle ligne ferroviaire est un projet pour remédier à ça.
Au niveau du D durable, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, le projet Euro Carex devrait mettre sur rail une partie du fret.
Conflits d’usage : des associations luttent contre les nuisances sonores liées à l’aéroport.
Conclusion : 80 000 emplois, Roissy =  1er employeur de l’île de France. Il est bien un hub de dimension mondiale ainsi qu’une plateforme multimodale. Il renforce le poids de la ville-monde, Paris. Son attractivité dépend en partie de l’aéroport. Au niveau mondial, Roissy est le gateway du territoire français. Cpdt, la desserte de l’aéroport doit être améliorée. On réfléchit projet du Grand Paris Express +  allongement des lignes.
Chapitre 6 : La connexion inégale du territoire français à l’Europe et au monde
La France : isthme européen = carrefour.
Potentialités : 2longues façades maritimes, plaines et plateaux, 4 fleuves, couloirs naturels de circulation, montages franchissables en périphérie. CPDT, discontinuité du territoire avec les territoires ultramarins.
PB : Dans quelle mesure le territoire français est-il inégalement connecté à l’espace européen et mondial ?
I-                    Un fait majeur : la croissance des mobilités
Français moyen parcourt 43km/ jour. 4 fois plus élevé qu’en 1960. 75% des gens ne travaillent pas sur leur commune de résidence.
En cause, les flux internes :
- Les migrations pendulaires qui ↗ avec le phénomène de périurbanisation
- Les déplacements des loisirs et les départs en weekend
- Les départs en vacances
Les flux externes : Immigrants et Touristes (80 million par an)
Ces déplacements se fait en voiture particulière (83%). Cela est lié à l’amélioration des conditions de vie. Le  train ne représente que 11%, mais ce taux augmente grâce aux lignes LGV. Les bus et les cars représentent 6%.
Pour les déplacements des marchandises, 83% se fait par la route, 10% par le train, 5% par tube et 2% par voie fluviale. Ce dernier est le moins polluant et le moins bruyant, il est cpdt plus lent. Le transport en conteneur  représente 1/14de la production.
II-                  Un carrefour inégalement équipé et ouvert sur l’extérieur
France : répartition des moyens de transport très inégale.
- Le transport aérien : Grands aéroports = grandes métropoles (Lyon, Marseille et Nice)
- Le réseau terrestre : dense à l’Est mais faible à l’Ouest. Autour de Lille, Paris, Lyon et Marseille c’est là qu’il est le plus important.
- Le transport maritime et fluvial :
            - Grands ports (Marseille) peu présent sur la côté Atlantique. Le Havre.
            - Voies fluviales = + économiques,  - polluantes, - utilisées : Seine, Rhône, Rhin.
- Zones blanches : aucun opérateur. Alpes, Pyrénées, Sud du Massif central, les Landes, la Corse. Lié au relief et aux densités de population.
III-                La compétitivité passe par l’extension et l’amélioration des réseaux

De nombreuses améliorations sont à faire au niveau des réseaux de transport.
Tout d’abord, les réseaux sont encore trop centrés sur Paris. Cela est lié à la longue centralisation et à des raisons historiques.
Ensuite, la Vallée du Rhône est un véritable goulet d’étranglement, un endroit où le trafic est très dense dans très peu d’espace, enserré par les montagnes. Par ailleurs, les nouveaux aménagements valorisent quelques lieux pendant que d’autres sont en déprise. Parmi ces aménagements, on assiste à la croissance de transports non-compatibles avec le Développement durable.
Enfin, les gens veulent profiter des avantages sans subir les conséquences.

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